Komodo : Le plaisir à l’état pur

Coucher de soleil sur Labuan BajoCet été, avec S., ma binôme préférée, nous avons décidé de poser nos palmes de nouveau dans l’Hémisphère Sud, mais cette fois en Indonésie, aux abords de la Mer de Florès, dans le Parc Naturel de Komodo. L’Indonésie est une destination que me « titillait » depuis un certain, notamment à cause du (ou plutôt grâce au) blog de Corinne Bourbeillon, « Petites bulles d’ailleurs« , et notamment ses articles sur la plongée à Florès. D’autre part, Lorena, une amie espagnole monitrice de plongée (que nous avions rencontré lors d’un périple à Minorque et avec qui nous avions sympathisé) s’étant établie depuis peu à Labuan Bajo, il nous a paru tout naturel d’aller passer quelques jours dans le Parc Naturel de Komodo pour plonger avec elle.

La ville de Labuan Bajo se situe à l’extrémité ouest de l’île de Florès. Elle est desservie par un aéroport accessible depuis Bali par diverses compagnies aériennes (Garuda Indonesia et Lion Air entre autres). Il faut compter un peu plus d’une heure de vol pour rejoindre l’île. L’économie de la ville tourne quasi exclusivement autour de la plongée. Il n’y a pas grand chose à faire à Labuan Bajo, il y a une seule rue principale, des hôtels et des centres de plongée. Il faut cependant absolument aller boire une Bintang (la bière locale) ou un mojito au Paradise Bar (après les plongées ) pour y admirer le coucher de soleil sur la Mer de Florès. Je n’ai pas réussi à dénombrer tous les centres de plongées existants dans cette petite ville. Il est vraiment facile d’en trouver un pour plonger à la journée, ou bien pour faire une mini-croisière. On peut aussi s’adresser aux voyagistes spécialisés qui sont en mesure de proposer cette destination (attention au prix pratiqués cependant !), mais il est très simple d’organiser soi même son voyage. Nous avons tout naturellement plongé avec Neren Diving , le centre de Plongée créé par notre amie Lorena et nous avons pris l’option d’un safari plongée de 4 jours / 13 plongées, avec en prime l’accès à l’île de Komodo pour aller à la recherche des fameux varans ou Dragons de Komodo. On peut voir ci-dessous la localisation des différents spots de plongée du Parc National :

Parc National de Komodo

Le programme du safari que Neren nous a proposé a été le suivant (à noter que nous avons certainement fait les plus beaux sites de plongée du Parc de Komodo) :

  • Jour 1 : 4 plongées sur les sites de Sebayur Kecil, Tatawa Besar et Siaba Besar (2 plongées dont une de nuit)
  • Jour 2 : 3 plongées, dont 1 de nuit sur les sites de Siaba Kecil, Three Sisters et Padar Kecil
  • Jour 3 : 3 plongées dont 1 de nuit sur les sites de Manta Point (Macassar Reef), Batu Bolong, Gili Lawat Darat Bay
  • Jour 4 : 3 plongées sur les sites de Cauldron, Crystal Rock et Castle Rock

Le bateau utilisé par le centre de plongée est un bateau traditionnel indonésien avec à l’avant la zone humide (les mises à l’eau se font par les franc-bords du navire) et à l’arrière la zone sèche. Une cabine permet de mettre à l’abri les sacs et chaussures. Les plongeurs dorment sur des nattes sur le pont supérieur, protégé du soleil par un taud. Le confort, assez spartiate, n’a rien à voir avec le luxe des bateaux de plongée auxquels nous sommes maintenant habitués lorsque nous plongeons en Mer Rouge mais le calme de la Mer de Florès et le climat (c’est la saison sèche, la température de la mer oscille entre 28 et 29°C !) en cette période de l’année rend ce côté « backpackers » tout à fait sympathique. Les repas, pris en commun à la mode indonésienne, sont simples et copieux. Côté matériel, Neren Diving met à notre disposition des combinaisons intégrales 3 mm, des blocs 12 litres aluminium, et des détendeurs Mares. L’ensemble du matériel est quasi neuf. Pour cette croisière, nous n’avions emmené avec nous que nos masques, nos tubas, et nos ordinateurs de plongée. Le seul accessoire qui nous a « manqué », et qui me parait indispensable pour plonger dans le Parc National de Komodo est un crochet de récif, afin de pouvoir se maintenir immobile dans le courant. Un accessoire de ce type est réellement un plus dans les plongées dérivantes pour pouvoir observer de gros pélagiques tels que les raies manta qui se jouent du courant. Sur le net, on trouve facilement ce crochet, un modèle qui me parait bien est disponible sur ce site.

Lors du safari, nous étions huit plongeurs de niveaux hétérogènes et deux guides (toutes les plongées sont « dirigées » par un divemaster, on plonge à la mode PADI), ainsi nous n’avons jamais été plus de quatre plongeurs encadrés à chaque plongée, ce qui a été très agréable. Lorena et son équipe ont pris soin de constituer les palanquées en groupe de niveau, ce qui nous a permis de plonger avec 2 plongeurs expérimentés. Encore une fois, à la différence des croisières égyptiennes que j’ai pu effectuer (où on se retrouve entre français, ou tout au moins entre francophones), le groupe était assez cosmopolite, il était composé de 2 australiens, 1 brésilien, 1 américain, 2 italiens, 2 français (nous), un guide indonésien et notre guide espagnole, Lorena. Ce côté très international a été très agréable et enrichissant de mon point de vue : on se confronte à des cultures et des parcours divers et on peut échanger autour d’approches différentes de notre passion favorite ! toujours est-il qu’à la fin du safari, une véritable osmose s’était créée dans le groupe, peut-être due à la magie des plongées dans le Parc de Komodo… Ci-dessous, voici quelques photos décrivant le bateau :

Bateau de plongée traditionnelZone humide et repasZone humide avec les blocs

Comme à mon habitude, voici une rapide description de chacun des sites de plongée que nous avons pu explorer. Les sites portent, comme en France, le nom de l’ile ou du caillou sur lequel la plongée se déroule. On voit les mots « Kecil » et « Besar » revenir. Ils signifient tout simplement « petit » et « grand ». ainsi le site de « Tatawa Besar » pourrait être traduit par « Grande Tatawa » et « Tatawa Kecil » par « Petite Tatawa ». La quasi totalité des plongées effectuées se font avec souvent des courants assez forts, il faut en être conscient et adapter son comportement en conséquence. En effet, nous sommes à une zone d’échange entre l’Océan Indien et l’Océan Pacifique (à travers la Mer de Florès). Les courants de marée sont orientés Nord-Sud (Du sud vers le nord pour le flot, et du nord vers le sud pour le jusant), sauf pour le nord du parc où les courants sont orientés est-ouest (de l’est vers l’ouest pour le flot, et de l’ouest vers l’est pour le jusant). Les consignes systématiquement rappelées lors des briefings sont de rester derrière le guide, à son niveau de profondeur et assez près du récif pour limiter l’exposition au courant. Je vais joindre à pratiquement toutes les descriptions des sites les photos des briefings du directeur de plongée, la qualité de ces photos n’est pas au top, mais elles présentent l’intérêt de donner une bonne idée de la topographie.

Jour #1, Plongée #1 : Sebayur Kecil

Sebayur / Tatawa

Il s’agit d’un site dédié aux « check-dives » et aux baptêmes. Il présente l’intérêt d’être totalement protégé des courants et permet de se mettre en condition pour admirer les merveilles de la Mer de Florès. Il s’agit d’une anse sableuse avec un jardin de corail sur l’accord de roche. Le tombant sableux est assez prononcé. On s’immerge sur la partie est et on parcourt le récif main gauche en passant d’une patate de corail à l’autre. On termine la plongée du côté ouest de l’anse dans le jardin de corail pour y faire le palier de sécurité. nous avons pu observer une très grosse seiche à grandes mains (sepia latimanus) et des squilles (ou crevettes-mantes paon, Odontodactylus scyllarus), ainsi que de nombreux nudibranches, et j’ai croisé pour la première fois un mérou de Grace Kelly (cromileptes altivelis).

Jour #1, Plongée #2 : Tatawa Besar

C’est une plongée dérivante, le courant peut y être assez fort. On s’immerge au nord de l’île et on descend vers 20 mètres pour se laisser porter dans la zone des 15 mètres par le courant. Le récif corallien le long du tombant est exceptionnellement riche. On termine la plongée à l’extrémité sud de l’île après environ 50′ de dérive. C’est une des plongées que j’ai préféré. J’ai pu y observer deux requins pointes noires, une magnifique raie manta immobile dans le courant, des squilles et une tortue. Globalement cette plongée m’a rappelé Jackson Reef dans le détroit de Tiran en Mer Rouge, mais en beaucoup plus riche.

Jour #1, Plongée #3 et #4 : Siaba Besar

Siaba Bezar

On est encore dans une anse, mais cette fois il y a un léger courant traversier axé Nord-sud qui se renforce quand on s’écarte de la côte. On se promène sur le plateau pour observer une faune diverse et variée. Le site pourrait aussi s’appeler « Tortue Land » tant nous avons pu en observer (jusqu’à 5 en même temps). Les diodons et requins pointes noires sont aussi de la partie. Nous avons refait ce site en plongée de nuit, avec cette fois ,un gros poulpe, et les animaux nocturnes de sortie !

Jour #2, Plongée #1 : Siaba Kecil

Siaba Kecil

Encore une plongée dérivante, cette fois sur un canyon où le courant peut être extrêmement violent. quand nous y avons plongé, le courant était fort mais gérable. On effectue la mise à l’eau à la pointe sud de l’ile et on se laisse dériver vers le nord. On termine la plongée dans un magnifique jardin de corail. A noter la présence de courants chauds et froids dont on ressent bien le passage ! Nous avons pu y observer plusieurs napoléons, de gros gaterins tachetés et rayé (plectorhinchus), un banc de lutjans, et des grands barracudas solitaires. nous avons même été accompagnés par 3 tortues pendant notre palier de sécurité !

Jour #2, Plongée #2 : Three Sisters

Three Sisters

La plongée se déroule à un endroit où l’Océan Indien et l’Océan Pacifique se rencontrent. Le côté indien est visible car l’eau est verte et chargée, tandis que le côté pacifique est bleu et limpide. On s’immerge le long d’une bouée de marquage pour ensuite se promener entre trois secs en enfilade. cette topographie n’est pas sans rappeler Les Pyramides du Cap du Dramont à côté de Fréjus. Il faut cependant noter que nous avons ressenti un très fort courant les chaque sec et du ressac dans les zones protégées. encore une fois, nous avons pu observer un requin pointes noires, des tortues, un banc de carangues et des sérioles. Le palier de sécurité s’effectue sur le haut du sec le moins profond, il faut juste prendre soin de bien se laisser bercer par le ressac et ne pas essayer de le combattre !

Jour #2, Plongée #3 : Padar Kecil

Avant la troisième plongée, Lorena nous a proposé un mini trek sur l’ile de Padar, ile inhabitée, mais qui dispose d’un joli point de vue sur les îles qui composent l’archipel du Parc National de Komodo et qui permet de profiter d’un magnifique coucher de soleil ! Une fois le soleil couché, on revient à bord du bateau à la nage et on s’équipe pour la plongée de nuit. Je n’ai pas de photo du plan du site, la plongée est très simple, on plonge le long du tombant, on part main droite, on revient main gauche et on profite de la richesse du jardin de corail !

Jour #3, Plongée #1 : Manta Point (alias Macassar Reef)

Manta Point / Batu Bolong

Avant d’aller plonger sur le site de Manta Point, une excursion sur l’île de Komodo nous est proposée pour aller voir les fameux varans. Ce sera pour moi la seule déception du safari. Le parc aménagé sur l’île est un attrape-touriste, nous avons fait une promenade avec un guide (plusieurs parcours sont proposés, il faut que je précise que nous avons choisi le petit parcours car nous étions impatients de voir les mantas), fait une photo de groupe face à la mer, mais nous n’avons pas vu le moindre dragon dans la jungle… Le seul varan visible somnolait sous la maison des gardiens et ressemblait plus à un animal domestiqué qu’à une bête sauvage et potentiellement dangereuse. nous avons quand même fait les photos rituelles avant de traverser les échoppes des vendeurs de souvenirs pour rejoindre le bateau.

Au moment du briefing, Lorena nous a rappelé que bien que le site s’appelle « Manta Point », il est possible que nous n’en voyons aucune, dans ce cas, nous donnerions le nom de Macassar Reef (le nom originel du récif) à cette plongée. Le spot en lui-même est inintéressant. Il ne s’agit que d’un plateau à 15 mètres de profondeur ponctué de quelques patates de corail sur lesquelles une nuée de labres nettoyeurs ont élu domicile. La présence de ces labres explique la régularité avec laquelle on peut y observer des mantas : il s’agit tout simplement de stations de nettoyage ! On se laisse porter par le courant et on passe de station en station. Sur cette plongée, nous avons eu la chance d’observer des trains de raies manta, nous avons pu les approcher de très près. C’était un moment vraiment magique.

J’ai découvert à cette occasion que les raies avaient des empreintes digitales en quelque sorte (il s’agit des taches ventrales qu’elle portent), qui permettent d’identifier les individus. un site web, mantamatcher, les répertorie et les classifie en « casanières », « vacancières », « exploratrices », « globe-trotteuses » suivant leurs habitudes de voyage.

Jour #3, Plongée #2 : Batu Bolong

Ce site est une des plongées les plus réputées du Parc National de Komodo. Il s’agit d’un gros sec émergent et isolé situé environ à équidistance en Macassar Reef et l’île de Tatawa Besar dans une zone de forts courants. On peut observer d’ailleurs le jus de chaque côté du récif, et c’est assez impressionnant. Par contre, lorsqu’on est à l’abri, c’est une zone très calme. On s’immerge directement derrière le caillou et on descend vers 30-35 mètres pour remonter en zig-zag. Il faut faire très attention quand on s’approche d’un des bords du sec, car le courant est très violent et il s’agit en plus d’un courant descendant ! Le caillou en lui-même est magique, je crois ne jamais avoir observer une telle quantité de poissons sur un caillou ! Le site est littéralement recouvert d’un nuage d’anthias, et on peut observer ensuite toute la chaîne des prédateurs : mérous, carangues, requins pointes noires et pointes blanches. J’ai même pu y rencontrer mon premier mérou patate ! Comme le site est assez simple, il est souvent fréquenté par de grands débutants, je n’ose imaginer leur ravissement quand ils découvrent ce spectacle !

Jour #3, Plongée #3 : Gili Lawat Darat Bay

Nous avons fini la troisième journée de notre safari au nord du parc de Komodo, aux abords de l’île Gili Lawat Darat. Comme pour le site de Padar Kecil, je n’ai pas de photo du plan du plan du site. Il s’agit du même type de plongée de nuit : on part main gauche le long du jardin de corail et on revient main droite. Le jardin est très riche, avec toute la faune coralienne nocturne habituelle. Nous avons pu y observer de nombreuses murènes.

Le soir après la plongée, un incident sur la bobine de démarrage du moteur est survenu. Cet incident a eu pour conséquence d’immobiliser le bateau et nous avons dû rejoindre Labuan Bajo en remorque. La quatrième journée de notre safari était donc annulée. Lorena a informé tous les participants que nous serions remboursés pour la journée non faite ou que nous pourrions la reprogrammer à une date qui nous conviendrait (Ce comportement commercial est suffisamment rare pour être signalé, et n’a rien eu à voir avec le fait que nous connaissions Lorena). Nous avons pris cette option et avons replongé une semaine plus tard pour effectuer les trois dernières plongées prévues initialement. Ces trois dernières plongées s’adressent plutôt à des plongeurs confirmés car elles se déroulent dans des environnements exposés à de violents courants sans trop de possibilités de rattrapage si on se laisse déborder.

Jour #4, Plongée #1 : Cauldron

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Cette plongée (littéralement « Le Chaudron ») ne s’effectue qu’à marée descendante. Elle se déroule dans la passe entre les deux îles de Gili Lawat Laut et Gili Lawat Darat. Le courant, très fort entre les deux îles, subit une accélération au milieu de la passe car le fond se relève brusquement de 20 à 9 mètres. Cette accélération est surnommée « The shotgun » (le coup de fusil) par les indonésiens ! On se met à l’eau à l’ouest de Gili Lawat Laut et on part main gauche. On se laisse porter par le courant qui accélère gentiment en restant bien proche du récif pour ne pas se laisser emporter. On arrive à un défilé où on peut observer un gros banc de carangues énormes. on vide bien sa stab pour coller au fond sableux et on se laisse emporter par le courant vers la zone d’accélération au centre de la passe. Il ne faut pas rater son coup et s’accrocher sur le récif à 9 mètres. on peut alors sentir le courant passer le long du corps. Lors de notre plongée, le courant était tellement fort qu’il écrasait mon masque sur mon visage et j’ai dû le vider à plusieurs reprises ! Après avoir observer les gros pélagiques (requins, raies, carangues), on lache prise pour sentir l’effet « shotgun » et on se laisse emporter de nouveau pour recoller main gauche au récif, la plongée se termine dans un jardin de corail magnifique, où nous avons pu observer des poissons feuilles et des antennaires !

Jour #4, Plongée #2 : Crystal rock

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Crystal Rock est un récif qui se situe à l’ouest de Gili Lawat Laut et émerge à peine à la surface. Au contraire de la plongée sur Cauldron, elle ne s’effectue qu’à marée montante. On s’immerge pour une descente dans le bleu environ 70 mètres à l’est du récif qui émerge. On rejoint alors une « petite » patate de roche où tous les poissons se trouvent. On est littéralement dans un nuage dense d’anthias ! On peut y voir des tortues, des pointes noires, des carangues. Après avoir bien observé tout ça, on se laisse porter vers l’ouest pour terminer la plongée sur le gros caillou à l’abri du courant. nous y avons vu un énorme napoléon adulte assez farouche.

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Cette plongée sera l’apothéose de nos plongées dans le Parc National de Komodo. Le site se situe un peu au nord de Crystal Rock. Le récif est là totalement immergé. Encore une fois, on ne peut la faire qu’à marée montante. On descend dans le bleu environ 70 mètres à lest du récif et on rejoint la zone des 25 mètres. Un crochet de récif est quasiment obligatoire à cet endroit tant le courant est fort. Une fois bien accroché (j’avais eu la bonne idée d’emprunter un stick inox que j’ai planté dans le sable pour m’immobiliser), on peut calmer sa respiration et observer la sarabande : Il y a des groupes de requins qui « jouent » dans le courant. Nous avons pu y voir 2 requins gris de récif de taille respectable et un grand nombre de requins pointes blanches très peu farouches ! On reste là, immobiles, jusqu’à 120 bar lus au manomètre, et on se laisse dériver vers l’ouest pour terminer à l’abri de Castle Rock. Pour cette dernière plongée j’ai été accompagné par 2 poissons chirurgien rayé (acanthurus lineatus) qui ont joué dans le courant devant mon masque pendant notre palier de 6 minutes !

Comme vous aurez pou le constater en lisant ces quelques lignes, nous avons été littéralement emballés par les plongées dans le Parc National de Komodo. Je ne peux pas terminer cet article sans vous suggérer de consacrer quelques jours supplémentaires pour découvrir l’île de Florès, si vous vous rendez en Indonésie. l’île de Florès permet de sortir des sentiers battus et de faire du tourisme de découverte de cultures indigènes très riches, loin du tourisme de masse comme on peut le rencontrer à Bali. Nous y avons fait un périple exceptionnel d’une semaine d’est en ouest (de Ende à Labuan Bajo) avec un très bon guide, Andy, de l’agence This is Flores.

Et vous, vous avez déjà plongé à Florès et vous avez aimé ça ? Merci pour vos retours !

9 réflexions au sujet de “Komodo : Le plaisir à l’état pur

  1. Comme vous et Corinne Bourbeillon, les plongées à Komodo sont gravées dans ma mémoire. J’avais découvert le parc national en croisière Mermaid 1 au départ de Bali et nous avions plongé sur les sites autour de Rinca et Komodo du Nord au Sud. Quelle richesse de corail et de vie au m². Ca c’était en 2012 puis en 2014 j’ai eu envie de connaître Flores sur les traces des Petites Bulles d’ailleurs, je suis tombée sous le charme de l’île aux fleurs….les villages, les paysages, les sources d’eaux chaudes, les enfants sur les plages. La plongée à Maumere et le snorkeling à Riung puis à nouveau l’apothéose en plongeant au départ de la petite île de Kanawa vers les sites Sebayur Kecil (j’ai vu les mêmes seiches géantes que vous !!), de Castle Rock et Crystal Rock avec requins et groupe de dauphins…Batu Bolong reste un « must » aussi !
    Depuis j’ai réalisé aussi mon rêve de Raja Ampat et j’envisage de nouveaux voyages en Indonésie, je vous conseille aussi Sulawesi et les plongées surprenantes de Lembeh où je retournerai un jour…
    Concernant les varans de Komodo je suis entièrement d’accord avec vous, par contre j’ai eu la chance de les voir évoluer à l’état sauvage sur une plage du sud de Rinca et ce fut réellement impressionnant, quand ils se battent entre eux pour une femelle et qu’ils rôdent pour chercher une proie…
    L’Indonésie compte de nouveaux adeptes si j’ai bien compris, bonne suite d’aventure…

    • Bonjour Lise, et merci pour le retour ! Nous avons effectivement découvert l’ile de Flores au cours de notre périple. bien que nous ne soyons pas allé à Maumere (nous avons fait le trajet de Ende vers Labuan Bajo), nous avons pu apprécier le PMT dans le parc des 17 iles à Riung et la gentillesse des habitants.
      Il me tarde déjà de retourner en Indonésie !

  2. Ça y est, je trouve enfin le temps de laisser un petit mot… Merci pour la mention de mes Petites Bulles d’Ailleurs, comme je te l’ai déjà dit, rien ne me fait plus plaisir que de donner envie à d’autres voyageurs-plongeurs de découvrir les fabuleux fonds indonésiens…

    Super post, très détaillé, qui donne un excellent aperçu des plongées à Komodo ! Merci 🙂

    • Tu l’as compris, c’est l’idée du blog : partager mes expériences de plongeur et de moniteur, bonnes ou moins bonnes, et en toute transparence… C’est la première fois où je suis confronté à une difficulté énorme… Je suis en train de monter les rush de mes plans et d’habitude, je réussis à placer 3 à 4 plongées sur une vidéo de 10′, là, je n’ai pu en placer que 2… Décidément ce montage s’avère compliqué ! 😉

    • Bonjour Anne, merci pour votre retour encourageant ! En mars, c’est la saison humide, vous risquez donc d’avoir de la pluie assez souvent, mais sur Flores, il pleut moins que sur Bali ou Lombok.
      Je mets Dans Nos Bulles dans mes favoris !
      N’hésitez pas à consulter One Day One Travel pour avoir des tuyaux sur l’Indonésie

  3. Merci pour votre réponse. C’est très sympa, vraiment! Ce st des personnes et des blogs comme le vôtre et celui de Corinne avec « ses petites bulles d’ailleurs » qui m’ont donné envie d’essayer d’aller dans cette partie du monde. Et le fait que j’ai de très bons amis à Bali. Mais vous m’inquiétez pour le temps. Quel mois privilégier? Nous ne sommes pas figés sur Mars… Je prends vos conseils avec grand intérêt! Merciiii :)!

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