Quelques trucs en vrac pour réussir de belles vidéos sous-marines

Plongeur non identifié

À la suite de la publication de mon article précédent relatant ma croisière plongée en Mer Rouge à la Toussaint 2022, j’ai réalisé cinq montages vidéo à partir des images que j’ai pu capturer lors de ces immersions magiques. Comme à mon habitude, j’ai publié ces montages sur ma chaîne YouTube, et j’ai reçu plusieurs commentaires assez laudatifs quant à la qualité des images, et des vidéos en elles mêmes (ce qui fait toujours plaisir, c’est mieux que le contraire !). Étant totalement autodidacte dans le domaine, et me considérant comme un piètre vidéaste, je viens donc vous partager ici les trucs et les astuces que j’ai pu apprendre sur le tas afin que vous soyez demain capables de monter vos propres vidéos sous-marines. Ce post s’adresse donc aux vidéastes débutants qui pourront ainsi profiter de me petite expérience, il est clair que les photographes et caméramen expérimentés n’y apprendront que peu de choses ou rien du tout !

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Les trucs qui agacent (enfin qui m’agacent !)

Mec énervé

Nous avons toutes et tous nos préférences, nos choix, nos manies, nos certitudes… et il y a aussi toutes les choses qui nous agacent, nous énervent, nous mettent hors de nous. Que ce soit la soupe froide, le vrombissement du moustique qui nous empêche de dormir pendant la nuit, le bus qui démarre alors qu’on arrive en courant à l’arrêt, la liste peut être longue voire infinie ! Mais dans le cadre de notre activité favorite, il y a quelques trucs qui ont le don de m’agacer (j’essaie de toujours rester zen au maximum), et pour lesquels, en général, il ne sert à rien de vouloir intervenir pour les régler ! Je vous propose donc ce billet, que je souhaite être pris sur le ton de l’humour, mais qui ne doit pas nous empêcher de réfléchir à tous ces petits trucs ! Je vais ici en dresser un liste non exhaustive, sans aucune hiérarchisation, avec juste la volonté de vous faire un peu sourire, je l’espère ! Je suis aussi impatient de connaître aussi les trucs et bidules qui vous énervent !

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Les accords toltèques de la plongée

En 1997, Miguel Ruiz publiait un livre « Los Cuatro Acuerdos », traduit en Français par « Les Quatre Accords Toltèques ». Cet ouvrage clairement positionné dans le domaine du bien-être personnel est vite devenu un best-seller, et a même créé une légende urbaine sur l’authenticité des ces règles de vie (elles auraient été écrites entre l’an 900 et l’an 1200, ce qui est bien entendu totalement faux). En 2010, l’auteur a produit un nouvel opuscule pour y ajouter un cinquième accord (dans son ouvrage « Le Cinquième Accord Toltèque »). Aussi, l’idée m’est venu de les « détourner » pour les appliquer à la plongée. Je vous en propose donc une version adaptée à notre sport favori, pour beaucoup d’entre nous ce sera l’occasion de réfléchir à notre pratique, en espérant que cela vous fasse sourire, la période n’étant décidément pas très propice !


Le principe des accords toltèques est de proposer des règles de vie qui permettent de valoriser l’estime de soi, et d’adopter des comportements qui font que l’on se sente en harmonie avec les autres. Il peuvent se résumer de la façon suivante ;

  • Accord Toltèque #1 – « Que votre parole soit impeccable » : Il s’agit de parler avec intégrité, de dire seulement ce que l’on pense vraiment. Il faut utiliser la puissance de la parole dans le sens de la vérité et de l’amour. La parole est un outil qui peut détruire. Prenez conscience de sa puissance et maîtrisez-la. Il ne faut pas mentir ni calomnier.
  • Accord Toltèque #2 – « Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle » : Vous n’êtes pas la cause des actes d’autrui. Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leurs rêves, de leurs peurs, de leurs colères, de leurs fantasmes. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n’êtes plus victime de souffrances inutiles.
  • Accord Toltèque #3 – « Ne faites pas de suppositions » : Ne commencez pas à élaborer des hypothèses de probabilités négatives, pour finir par y croire, comme s’il s’agissait de certitudes. Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames.
  • Accord Toltèque #4 – « Faites toujours de votre mieux » : Il n’y a pas d’obligation de réussir, seulement une obligation de faire de son mieux. Votre « mieux » change d’instant en instant. Quelles que soient les circonstances faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d’avoir des regrets. Tentez, entreprenez, essayez d’utiliser de manière optimale vos capacités personnelles. Soyez indulgent avec vous-même. Acceptez de ne pas être parfait, ni toujours victorieux.
  • Accord Toltèque #5 – « Soyez sceptique, mais apprenez à écouter » : Ne vous croyez pas vous-même, ni personne d’autre. Utilisez la force du doute pour remettre en question tout ce que vous entendez : est-ce vraiment la vérité ? Écoutez l’intention qui sous-tend les mots et vous comprendrez le véritable message.

Je vous propose donc la formulation suivante pour les 5 accords toltèques de la plongée :

  • Accord #1 – « Que votre immersion soit impeccable » : Faites en sorte d’avoir toujours une flottabilité maîtrisée, afin de ne pas porter préjudice à la faune et à la flore, limitez vos interactions avec la faune, afin d’être un observateur invisible, qui minimise son impact sur le milieu sous-marin. Tentez de laisser le spot de plongée tel que vous l’aurez découvert lors de votre immersion. Respectez scrupuleusement les consignes du Directeur de Plongée, tant sur le parcours, la profondeur et la durée d’immersion.
  • Accord #2 – « Quoi qu’il arrive pendant la plongée, n’en faites pas une affaire personnelle » : Si vous constatez des comportements inadaptés chez d’autres plongeurs, il n’est pas nécessaire de vous mettre la rate au court-bouillon pour cela. Le monde est imparfait, il existe des plongeurs et des plongeuses qui, inconsciemment ou pas, n’adoptent pas une pratique respectueuse. Tentez plutôt de nouer le dialogue après la plongée pour expliquer (sans toutefois être donneur de leçon) ce que vous considérez comme déplacé. Si vous n’y parvenez pas (à nouer le dialogue), ce n’est pas grave, vous aurez au moins tenté le coup !
  • Accord #3 – « Ne faites pas de suppositions sur la plongée à venir » : Il est naturel de ressentir un peu de stress avant une plongée particulière, que ce soit une plongée profonde, une plongée dérivante sur un spot avec beaucoup de courant, ou une plongée où l’on va être au contact de grands prédateurs… Partagez vos interrogations, voire vos inquiétudes avec votre binôme, votre Guide ou le Directeur de Plongée. Ils seront toujours là pour écouter expliquer et rassurer. Votre partage vous permettra de vider votre sac, et de ne pas plonger avec la boule au ventre.
  • Accord #4 – « Faites toujours de votre mieux, avant, pendant et après la plongée » : Il y aura toujours un plongeur ou une plongeuse avec plus d’expérience que vous, ou qui sera plus à l’aise que vous dans une situation donnée. Appuyez-vous sur vos points forts en plongée, et travaillez sur les points que vous savez devoir améliorer. Il est toujours possible (et c’est même recommandé) de faire et refaire des plongées de remise à niveau technique avec un instructeur pour progresser. Sachez trouver votre place dans votre palanquée, et fuyez les grandes gueules d’après plongée ! Avant la plongée, faites en sorte de ne pas trop vous étaler avec votre matériel, et soyez ordonné(e) pour ne pas courir après votre équipement. Après la plongée, partagez vos observations, remplissez votre carnet, et faites attention à ne pas boire d’alcool si vous replongez ensuite.
  • Accord #5 – « Soyez sceptique, mais apprenez à écouter le Directeur de Plongée et votre Guide » : N’hésitez pas à questionner les plongeurs et les plongeuses que vous côtoyez pour vous forger votre avis. Par exemple, il n’y a pas qu’une seule façon de porter assistance à un plongeur, ou qu’une seule manière d’envoyer son parachute de palier. Les idées reçues sur la bonne façon de faire, doivent être remises systématiquement en question. En cas de de doute, votre Guide, le Directeur de Plongée pourront être de bon conseil (et vous pourrez constater qu’ils vous proposeront toujours plusieurs choix !).

Si il ne tenait qu’à moi, je rajouterais même un sixième accord : « Prenez toujours du plaisir à plonger« . En effet, si l’impatience n’est pas au rendez-vous avant la plongée, le bien-être de l’impesanteur pendant, et la libération d’endorphines après, il vous faut vous questionner sur la raison qui vous a pousser à plonger… On ne plonge jamais à contrecœur, et la meilleure plongée est la prochaine que vous ferez !

Vous l’aurez bien compris, il s’agit ici de sourire un peu dans cette période assez morose. Si vous avez de votre côté des crédos particuliers que vous mettez en œuvre pour « bien plonger », je suis preneur ! Merci par avance pour vos retours ! Je profite également de ce billet pour vous souhaiter à toutes et tous une meilleure année 2021, et de vous voir en bonne santé.

Trucs et astuces : le bon rinçage

Equipement plongeur

En cette période pré-hivernale, pour beaucoup d’entre nous, c’est le moment de remiser le matériel, tandis que d’autres continuent à plonger en eau plus froide ou en eau douce. Néanmoins, le matériel doit être correctement entretenu. Naturellement, nous pensons toutes et tous en premier lieu à la combinaison de plongée, mais chcun des éléments composant votre équipement doit faire l(‘objert d’une attention particulière. L’objet de ce billet est donc de proposer une « méthode » pour correctement entretenir votre matériel, aussi bien en entretien courant, qu’en hivernage. Je ne vais pas proposer de solution définitive mais plutôt citer quelques bonnes pratiques auxquelles il faut s’astreindre pour bien amortir les investissements effectués pour l’achat de votre matériel, et ne pas avoir à racheter des éléments ou faire des réparations tous les ans !

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Quelques éléments pour réussir une plongée de nuit

Plongée de Nuit

Pour tous les plongeurs qui l’ont déjà pratiquée, la plongée de nuit reste un plaisir des sens inégalé. Pour les autres, cela est bien mystérieux, voire inquiétant. Je me rappelle lors de notre escapade printanière d’avril dernier sur l’île de Madère, notre directeur de plongée nous avait donné rendez-vous vers 17h30 au local du centre de plongée pour aller faire une plongée de nuit sur le « house-reef ». Nous étions impatients de nous immerger, tous les vancanciers présents sur le bord de mer semblaient intrigués, et nous prenaient peut-être pour des fous d’aller nous immerger à la nuit tombante dans l’océan ! Afin de démystifier cela pour les néophytes, et afin de partager les quelques principes de bon sens pour les plongeurs confirmés, je me suis dit qu’un petit billet sur ce sujet pourrait être utile à toutes et tous. Je vous propose donc de passer en revue les différences principales entre la plongée diurne et la plongée nocturne, de lister pour les plongeurs quelques règles de bon sens, et de proposer aux Directeurs de Plongée quelques éléments supplémentaires. Cet article, comme à mon habitude, ne se veut pas définitif, et ne demande qu’à être enrichi de vos remarques !

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Quelques exercices pour muscler sa trompe d’eustache…

Trompe d'Eustache

Il y a quelques années (en fait, avant que je ne me décide à animer ce blog), j’avais écrit un article sur le site web de mon club au sujet des techniques permettant de prendre conscience de l’existence de ses propres trompes d’eustache et proposé quelques exercices pour en faciliter l’ouverture. La rencontre avec des jeunes stagiaires « Plongeur Niveau 1 » m’a poussé à remettre le nez dans cet article et je me suis  dit qu’il pourrait être intéressant de le remettre à jour… Ce billet va donc présenter succinctement la physiologie de l’oreille, rappeler brièvement les techniques d’équilibrage, et proposer un programme de musculature de la trompe d’eustache pour aider à faciliter les manoeuvres de béance tubaire.

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Comment ne plus courir après mes palmes ?

Lorsque nous partons pratiquer notre activité favorite, nous stockons en général plus ou moins bien notre matériel sur le bateau. Certains d’entre eux sont bien conçus et spacieux, de ce fait ils permettent facilement d’isoler ses palmes près de son scaphandre personnel, ou bien de les accrocher sur un rack les unes à côté des autres sur le pont de mise à l’eau (comme sur les navires de croisière en Mer Rouge par exemple). Par contre, quand on plonge depuis un semi-rigide, il est très courant que les palmes se retrouvent empilées les unes sur les autres devant la console, et cela peut être la cause d’un mélange qui peut amener stress et énervement lors de la mise à l’eau. L’idée de ce billet est donc de vous donner quelques idées pour éviter d’avoir « à courir » après vos palmes avant ou après la plongée (en plus c’est assez difficile sur un semi-rigide ! ).

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Un point sur les techniques d’immersion

Phoque et Canard

J’ai pu constater encore très récemment que nombre de stagiaires PA-20 ou Niveau 2 qui passent « entre mes mains » ne maîtrisent pas correctement les techniques d’immersion. Ces techniques, enseignées lors de la formation Niveau 1, sont au nombre de 2 : le phoque et le canard. L’idée de ce billet m’est donc venue pour rappeler en détail les fondamentaux de ces gestes et donner quelques éléments pour permettre aux plongeurs et plongeuses qui rencontrent des difficultés de les surmonter. Je commencerai par rappeler dans quel cadre telle ou telle technique est à privilégier et ensuite je les détaillerai en décomposant au maximum le geste à réaliser. En effet, que ce soit sur des immersions « En Phoque », je vois trop souvent des enclumes s’immerger, et quand il s’agit d’immersions « En Canard », on peut assister un véritable festival de palmes en l’air et de mouvements dignes d’un sémaphore ! J’ai pu aussi constater que beaucoup de plongeurs adoptaient l’immersion en canard à cause d’un manque de maîtrise de l’immersion en phoque. Je ne saurais que trop recommander de travailler régulièrement ces techniques (même lorsque l’on est déjà certifié) ! Pour terminer cette courte introduction, je rappelle, comme à mon habitude,  que les informations que je vais donner dans la suite ne sont pas des vérités définitives, mais bien des bases de réflexion qui peuvent être améliorées…

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