Un point sur mon équipement

ScaphandreJe mène actuellement une réflexion sur l’évolution de mon équipement de plongée. En effet, il est de bon ton, de mon point de vue, de toujours se remettre en question et de ne pas se contenter de certitudes plus ou moins réalistes ! Aussi, je me suis dit que partager mes choix d’équipement ne pouvaient qu’être bénéfiques, aussi bien à moi-même qu’aux autres plongeurs. Je vais donc faire une revue complète de mon matériel, en expliquant pourquoi je l’utilise, son niveau d’obsolescence, et ce vers quoi je pourrais m’orienter dans un futur plus ou moins proche.

Pour chaque élément de mon équipement, je donnerai le lien vers la page du fabricant. Mon but n’est pas de faire de la publicité pour l’un ou l’autre, mais plutôt d’illustrer mes choix, et de « confronter » des retours d’expérience entre plongeurs.  Les différents éléments qui composent mon équipement sont :

  • Le « kit » PMT
  • Ma Combinaison (« l’équipement isotherme »)
  • Mon ensemble Bloc/Stab/Détendeur (« le scaphandre autonome »)
  • Mes instruments (ordinateur et compas)
  • Mes accessoires (parachute, dévidoir, longe de palier)
  • Mon éclairage
  • Mon kit vidéo

Voici donc le détail pour chacun de ces éléments :

Le « Kit » PMT : D’une façon générale, je suis adepte des palmes chaussantes. J’utilise des palmes Beuchat Mundial Compétition pour nager en piscine et en milieu naturel. Jusqu’à une période proche, pour plonger, j’utilisais des palmes Mares Volo Race, mais j’ai « craqué » pour des palmes Scubapro Seawin Nova 2 Full Foot. Je les aime beaucoup, elles apportent confort et quand on les sollicite, la puissance est au rendez-vous. Côté masque, j’utilise un Mares Xvision, auquel j’ai fait ajouter des loupes pour la vision de près, ce du fait de ma presbytie… J’ai donc un vrai « masque de vieux ». J’aime le Xvision pour son confort et les angles de vue que l’on peut avoir. Je lorgne néanmoins sur le Maxlux de Beuchat…

La Combinaison : Depuis mes tous débuts en plongée, je n’ai jamais rien porté d’autre que des combinaisons de chasse, ce qui m’a valu de nombreux quolibets de la part de mes copains plongeurs quand ils me voyaient lubrifier ma combi avec ma fiole d’eau savonneuse (été comme hiver) ! J’avoue que j’ai toujours eu un faible pour les combinaisons Beuchat. Je les trouve particulièrement bien taillées et le néoprène est très isolant et confortable. Ma combi de chasse actuelle est une Beuchat Marlin Prestige 7 mm. Dernièrement, j’ai décidé de sauter le pas et d’investir dans une combinaison de plongée « classique ». J’ai opté pour une monopièce Beuchat Med C-Zip. Pourquoi ce choix ? Cette monopièce manchonnée garantit la limitation des entrées d’eau, et la fermeture éclair frontale permet d’avoir une bonne aisance en nage (quoique plus faible qu’en combi de chasse), la présence d’un plastron limitant les entrées d’eau. J’ai pu plonger avec ma nouvelle combinaison dans de l’eau à 11°C sans aucunement ressentir le froid. Pour les chaussons, je reste totalement fidèle au bottillons de funboard Atan. Leur enduction latex garantit que mes petits pieds n’ont jamais froid. Certes, leur prix est un peu plus élevé que les autres chaussons, mais l’investissement vaut le coup, croyez-moi. Je ne porte jamais de gants, je préfère garder le contact tactile direct pour toutes les manipulations sous l’eau, et je n’ai jamais vraiment perçu l’intérêt thermique de cet accessoire…

 Le scaphandre autonome : J’ai une stab Aqualung SeaQuest ProQD i3 depuis bientôt sept ans. Ce modèle est très confortable, avec un gros volume, un back-pack soucieux de mon dos, de nombreux anneaux inox, et surtout le système i3 dont je suis tombé amoureux après l’avoir découvert à l’occasion d’une plongée de désaturation sur un blockhaus de la Dune du Pyla, après une plongée un peu « exigeante » sur le mythique « Chariot« . Ce système permet une stabilisation quasi immédiate, et une purge garantie quelle que soit la position du plongeur. J’ai néanmoins ajouté un inflateur classique pour les plongées d’enseignement. Ce gilet n’est plus fabriqué actuellement, si je devais en changer, je pense que je m’orienterais vers le Dimension i3. Côté détendeur, après avoir longtemps plongé avec un Legend, j’ai actuellement un Apeks Tungsten XTX comme détendeur principal. Je l’ai découvert lors de la session 2015 des tests matériel avec le magazine Plongeurs International, et j’ai été totalement bluffé par la qualité, le confort et la finition de l’objet. En plongée très profonde, il n’y a quasiment pas d’effort inspiratoire à fournir. Mon deuxième détendeur est un Aqualung Titan LX auquel j’ai adjoint un octopus Aqualung ABS (dont j’ai déjà parlé dans cet article). Sur le détendeur principal, j’ai installé la sonde de mon ordinateur de plongée, tandis que sur le secondaire, j’ai gréé le Direct-System du système i3, ainsi que mon manomètre (je garde un mano malgré l’utilisation de la sonde de pression pour plus de sécurité). Pour finir, mon bloc est un 15 litres Aqualung, avec un acier de bonne facture. Par rapport à son poids, je me pose des questions quant à la bascule vers un bloc bi-bouteille 2×7,5 litres qui est plus léger et qui apporte le confort et l’avantage du bi, sans l’inconvénient du poids.

Les instruments : J’ai longtemps plongé avec un Suunto Vyper, mais presbytie aidant, je me suis fait offrir un Scubapro Uwatec Galileo Sol. J’aime cet ordinateur pour ses capacités de personnalisation, la qualité de lecture de son écran, ainsi que la facilité du paramétrage. Malgré le fait d’avoir testé un grand nombre d’ordis et de montres en mars dernier, je suis resté fidèle à mon modèle, je n’ai pas vraiment saisi l’intérêt de l’écran couleur sur les modèles haut de gamme des marques concurrentes testées (en plus, je suis daltonien). Côté compas, j’ai un vieux Suunto SK6 que je conserve au poignet, car je ne suis pas hyper à l’aise avec le compas électronique du Galileo. si je devais remplacer mon compas, je n’hésiterais pas une minute et j’achèterais un compas Suunto SK8 avec le rétracteur Suunto qui s’adapte dessus.

Les accessoires : Mon parachute est un Aqualung à soupape que je manipule aujourd’hui à l’aide d’un dévidoir Mangrove R-SUBG46/40. Ce dévidoir est livré avec 50 mètres de garcette très fine, que j’ai remplacé par 25 mètres de bout de diamètre 3 mm, qui a moins tendance à s’emmêler et qui limite les risques de blocage. J’ai systématiquement dans la poche de ma stab une longe de palier. Je ne m’étendrai pas sur ce sujet, car je l’ai déjà évoqué dans ce billet.

L’éclairage : Lorsque j’ai repris la plongée, je me suis acheté une lampe Scubapro qui m’a bien rendu service pendant plusieurs années, mais qui est technologiquement dépassée aujourd’hui. J’ai investi (le mot est bien choisi) il y a plus de 10 ans dans un ensemble Green Force Flexi II doté d’une tête de lampe halogène 50 W avec une ampoule Solux dont la température de couleur dépassait les 5000°K. J’ai fait évoluer cet ensemble pour disposer aujourd’hui du même pack batterie, et d’une tête de lampe LED  Heptastar 2000 CW qui dispense un faisceau de lumière de 40°, pour une température de 6300°K, et une puissance lumineuse de 2000 Lumen. La consommation électrique est de 21 W, ce qui me donne plus de trois heures d’autonomie ! Ce phare déporté représente un coût conséquent mais son utilisation est vraiment agréable. La robustesse des matériels Green Force n’est pas une légende (leur S.A.V. est très bien aussi). On trouve aujourd’hui des petits phares très puissants avec un encombrement très réduit qui sont de très bonne qualité, tels les phares Dragonsub, c’est d’ailleurs ce que S., ma binôme préférée, utilise.

La prise de vues : Après m’être « initié » à la prise de vues grâce à l’appareil photo de mon club , j’ai investi dans une caméra de sport, et comme de nombreux plongeurs, mon choix s’est porté sur une caméra GoPro. J’ai opté pour le modèle Hero 4 Black, après une mésaventure Cap-verdienne où ma GoPro 3+ a pris des vacances prolongées. Suite à mon dernier voyage sur l’île de La Réunion, je me suis décidé à investir dans des filtres de qualité, afin d’améliorer le rendu colorimétrique de mes petits films (merci à Béatrice et Romain pour leurs précieux conseils). J’ai donc acheté deux filtres Dyron, un magenta pour mes plongées en eaux « vertes » (carrières, Manche et Atlantique) et un rouge pour mes plongées en eaux « bleues » (le prochain test est programmé pour très bientôt ). L’intérêt de ces deux filtres est qu’ils se vissent sur un support, il suffit d’adapter prendre le bon support pour le boîtier dont vous disposez (celui étanche à 40 mètres ou celui étanche à 60 mètres). Pour manipuler ma GoPro, j’utilise une perche Quikpod DSLR/POV. Cette perche, de très bonne qualité et d’une très grande longueur (environ 135 cm lorsqu’elle est déployée), n’est malheureusement plus à la vente en France, mais il doit être possible de se la procurer via internet.

J’espère que ce petit inventaire à la  Prévert de mon équipement vous aura éclairé sur ma pratique, et peut-être dans vos choix de matériel. Je suis aussi preneur de vos retours si vous avez fait des choix radicalement différents… Les échanges nous font toujours progresser.

2 réflexions au sujet de “Un point sur mon équipement

  1. Je trouve toujours agaçant de constater que certains moniteurs de plongée regarde les stabs i3 d’un mauvais œil… J’ai le même stab que vous, et j’aurais du mal à revenir en arrière.

    • Bonjour Olivier !
      les systèmes du type i3 vont se démocratiser, j’en suis certain. Tous les moniteurs que je connais qui l’ont essayé l’ont adopté (de même que tous les plongeurs) ! bien entendu, il restera toujours quelques « ronchons » un peu hermétiques à cette innovation. Cela me rappelle le passage de la fenzy au gilet… 🙂
      J’enseigne aux PA20, N2, PA40, et Niveau 3 avec ce système et un inflateur plus classique, cela permet de développer l’adaptabilité du plongeur face à l’équipement du binôme et de ritualiser le « buddy-check ».
      En tout cas merci pour ton retour !

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