Bascule avant ou bascule arrière ? That is ze Question !

Quand un plongeur prépare le Niveau 1 de plongeur, ses moniteurs lui apprennent, conformément au Manuel de Formation Technique, en particulier sur le chapitre « Plongeur Niveau 1« , différentes techniques de mise à l’eau. Si on exclut la mise à l’eau par descente à l’échelle et le capelage en surface, il reste deux techniques à appréhender : le saut droit et la bascule arrière. Il existe cependant une troisième technique qu’il peut être intéressant d’enseigner : il s’agit de la « Bascule Avant ». L’objectif de ce petit billet est donc de détailler par le menu les techniques standard, et d’expliquer pourquoi j’aime la bascule avant, et en quoi je trouve, dans certaines conditions, cette façon de se mettre à l’eau plus sécurisante que la bascule arrière…


Bien entendu, avant de se mettre à l’eau, il convient d’avoir vérifié et de faire vérifier par son binôme que tout le matériel est ok ! On vérifie donc que la stab est correctement sanglée sur le bloc, que le bloc est ouvert, que le manomètre indique une valeur proche de 200 bar, que le direct-system est fonctionnel, que les purges (haute, basse, et fen-stop si votre stab en possède) sont ok, et que le détendeur principal ainsi que l’octopus fonctionnent correctement !

La technique du saut droit est utilisée si on part d’un bateau de type « chalutier » où on peut se déplacer  équipé, ou bien si on part du bord (typiquement depuis un rocher ou un ponton). De plus le saut droit n’est pas un saut à proprement parler. Il s’agit plutôt d’un grand pas en avant. On commence par gonfler un peu la stab, puis on sécurise son masque et son détendeur par la paume et le bout des doigts de la main droite, tandis  que la main gauche agrippe le bas de la stab (pour éviter un mouvement ascendant au moment de l’entrée dans l’eau, et donc que le premier étage du détendeur ne vienne heurter l’arrière du crane). Avant de faire le grand pas en avant, on regarde l’horizon. En effet, il faut savoir que le regard guide le mouvement (les motards connaissent bien cela), si on regarde la surface de l’eau près du bateau, on va tomber très près de la coque, tandis qu’en regardant au loin, on entrera dans l’eau à quelques mètres de l’embarcation. Après le grand pas en avant, on refait surface rapidement, aidé par la stab un peu gonflée et on fait le signe « Ok » pour signifier au Directeur de Plongée que tout va bien.

La technique de la bascule arrière est à privilégier si on se met à l’eau depuis une petite embarcation (un semi-rigide, ou un pointu méditerranéen par exemple) dans laquelle il est compliqué de se déplacer. On se place assis, dos à la mer, avec le fessier bien à l’extérieur du navire, on sécurise son détendeur et son masque, comme pour le saut droit, avec sa main droite, tandis que la main gauche vient sécuriser la sangle du masque (nombre de plongeurs perdent leur masque au moment d’entrer l’eau, parce qu’ils n’ont pas assuré la sangle). On gonfle un peu la stab, et on se laisse gentiment emporter par le poids du bloc qui provoque la bascule vers l’arrière. On se sera bien entendu assuré par