Mes « petits secrets » pour avoir une bonne orientation subaquatique

Compas SK7Quand les plongeurs préparent le niveau 2, un des aspects de la formation consiste à leur faire travailler leur orientation. J’entends très souvent des phrases du type « Je suis nul(le) en orientation » ou bien « je ne retrouve jamais le mouillage »… Tandis que d’autres expriment une très grande fierté à avoir réussi (sans que le hasard les aide bien sûr) à revenir « à la pioche » et de ce fait être remontés en toute sécurité.

Je vais m’attacher ici à donner quelques pistes sur l’orientation sans et avec instruments, ainsi que quelques « rituels » qui devraient permettre à tous de s’améliorer dans la pratique de l’orientation.

L’orientation commence par la compréhension de la topographie du site de plongée. Il faut donc être très attentif au briefing du Directeur de Plongée, celui-ci va vous donner les détails de la géographie du site ainsi que quelques relevés de cap à suivre scrupuleusement. Ainsi en plus du compas, je ne saurais que trop conseiller aux plongeurs et plongeuses autonomes de se doter d’une tablette de notation, c’est très utile pour inscrire les différents caps à suivre.

Lors de la mise à l’eau, en arrivant au fond, faites systématiquement un tour d’horizon à 360°, afin de prendre un premier repère visuel, en effet, si vous ne faites pas ce tour d’horizon, vous n’aurez aucune idée de ce à quoi ressemble votre point de départ. De même, prenez note immédiatement de la profondeur de l’ancre ou bien de l’endroit auquel vous vous trouvez, et n’hésitez pas à le noter sur votre tablette.

Ensuite, pendant la plongée, il est de bon ton d’alterner l’orientation sans instruments et avec instruments. L’orientation sans instruments se fait à partir de repères sensoriels : on se déplace main gauche ou main droite le long du récif à profondeur constante (pas de besoin d’équilibrer ses oreilles) avec la lumière devant ou derrière soi. Enfin, si il y a du courant, il faut bien identifier sa direction. En effet, sur un parcours main droite, on reviendra main gauche (et vice-versa) et le courant aura changé de direction… De même, pour ne pas s’égarer, il faut réussir à mémoriser des points de passage, par exemple un relevé topographique avec un petit tour d’horizon tous les 25 coups de palme (ainsi on mémorise des tronçons de parcours et on revient plus facilement au mouillage)

L’orientation avec instruments ne doit à mon sens être utilisée que pour effectuer des parcours de ralliement (par exemple pour atteindre une patate de roche depuis une autre en suivant un cap). Ainsi on déterminera le cap, on bloque la profondeur souhaitée et on part dans le bleu et on attrape le grand frisson pour rejoindre le but. Au retour, on garde la profondeur souhaitée et on prendra un cap opposé à 180°. Dans ce type de parcours, et en présence de courant, il faut absolument se coller au sol et donner le moins de prise possible à la dérive en s’arrimant sur les éléments de relief, ou en plantant une main dans le sable, sous peine de s’égarer et de devoir subir les quolibets de ses camarades au retour de plongée !

Au sujet de l’équipement, soit vous choisirez un compas de type montre, soit un compas installé sur un système de rétracteur. Je n’ai pas d’avis particulier sur le choix de l’un ou de l’autre. Par contre si vous optez pour un compas montre, installez le sur le même bras que votre ordinateur, ainsi vous aurez une lecture directe et conjointe de la profondeur et du cap. Dans le cas où vous optez pour le compas rétracteur, faites en sorte de pouvoir effectivement toujours faire ces 2 lectures d’un seul et même coup d’œil, cela évite beaucoup de désagréments.

De même, lorsque vous prenez votre cap, ne le faites pas de façon statique (en étant vertical et en tournant sur soi-même), mais bien de façon dynamique, commencez à vous propulser et prenez votre cap en vous déplaçant à l’horizontale. De cette façon, vous prendrez votre cap plus rapidement et vos binômes de palanquée vous suivront naturellement, et enfin, vous agirez là avec beaucoup de fluidité, ce qui vous donnera de l’aisance.

Sur le chemin du retour, pensez à vous remémorer les points que vous aurez mémorisé à l’aller. Si vous devez revenir au mouillage, n’hésitez pas à regarder un peu vers le haut, la ligne de mouillage est souvent plus facile à retrouver que l’ancre elle-même.

Enfin, lorsqu’on plonge sur épave, rappelez-vous que votre compas ne vous sera d’aucune utilité… La quantité de métal présente fera qu’il vous indiquera n’importe quoi. Il sera donc primordial pour vous de bien visualiser la forme de l’épave et de vous appuyer sur votre sens de l’orientation sans instruments.

Si vous avez des idées, commentaires, trucs supplémentaires, n’hésitez pas à venir enrichir cet article par vos commentaires, ils sont tous les bienvenus !

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